Que comprend le prix des produits d’une brocante en ligne

Que comprend le prix des produits d’une brocante en ligne ?

Ou aurais je dû écrire « que devrait comprendre », car afin de pouvoir garder des tarifs « abordables », il est impossible de comptabiliser tous les frais !

La légende de l’article acheté 1€ en brocante revendu avec une marge x1000 est avant tout une idée reçue, loin de la réalité.

Alors on dit souvent « quand on aime, on ne compte pas » mais l’amour pour ce métier ne suffit pas à payer les factures 😂

Alors voici un petit aperçu de la réalité !

1- le temps de recherche

Peu importe la provenance des produits, chiner demande du temps ! Que ce soit le temps passé en brocante ou chez Emmaus, ou encore la recherche annonce après annonce sur Leboncoin…la recherche prend plusieurs heures par semaine. En vrai “chasseur de pépites”, le brocanteur professionnel devra consacrer un temps important toutes les semaines afin d’alimenter son stock. S’ajoute à cela, le temps de retrait des produits chez un particulier.

2- les frais de déplacement

Il est rare de trouver des pépites directement chez son voisin ! Le brocanteur doit forcement effectuer des déplacements plus ou moins loin. Cela engendre forcement des frais, surtout en ce moment ou le prix de l’essence flambe !

3- le prix d’achat

Même en étant un AS de la négociation, un produit a forcement un prix d’achat. Le brocanteur devra définir en fonction de l’état si l’achat d’un produit reste rentable, ou s’il doit passer son tour en estimant que la restauration de celui ci occasionnera forcement une vente à perte.

4- les frais liés à la restauration

Les frais liés à la restauration sont très variés et dépendent de la tache à effectuer et le type du produit. On peut lister en premier lieu l’eau et l’électricité. A cela s’ajoute l’achat de matériaux et de produits spécifiques à chaque objet.

5- le temps de restauration

Très variable selon l’état de l’objet et le type de restauration à effectuer. La restauration peut demander plusieurs jours, voir semaines. Ce temps de “main d’oeuvre” est très difficile à comptabiliser dans le prix final, et passe souvent à la trappe afin de pouvoir garder un prix de vente “raisonnable”

6- la logistique

Gestion des transporteurs, organisation des livraisons, préparation des colis, cout des matériaux d’emballage…taches ingrates et invisibles mais pourtant absolument nécessaires et totalement chronophage afin de pouvoir vous faire parvenir les produits intacts partout en France (et ailleurs)

 

7- la communication

Sans communication, pas de vente ! Shooting photos, mises en scène, rédaction de fiches produits, publications sur les réseaux sociaux…Encore une fois des taches absolument essentielles, difficiles à quantifier.

 

8- les frais d’entreprise

Toute activité “non salariée” comporte son lot de charges. Sans parler des cotisations URSAFF qui sont évidentes, il faut aussi penser aux “congés payés”, aux frais comptable, à la retraite, aux assurances…une fois tout payé, il peut être parfois très dur de tirer des bénéfices !